01.10.2008

Publier, quelle drôle d'idée !

Dans le dernier numéro de la revue (n°62, paru en Juin 2008), Les Dossiers de l'Ingénierie éducative* présentent 10 monographies d'expériences diverses pour s'interroger sur la démarche de publication et son inscription dans une perspective didactique, au sein de l'Institution scolaire ou non.

couv62.jpgPublier, un acte scolaire?
http://www.cndp.fr/DossiersIE/62/som62.asp

L'un des articles intéressera particulièrement le professeur de français, souvent à l'initiative de projets éditoriaux qu'il réalise avec le concours de ses élèves : en effet, à travers l'usage des nouveaux supports numériques (blogs, podcasts...) on retrouve les apprentissages fondamentaux de l'écriture et de la lecture qui sont la base de leur enseignement.

Odile CHENEVEZ (CLEMI, IUFM Aix-Marseille) s'est donc interrogée sur les enjeux de ces nouvelles publications, dans une perspective de réflexion historique et didactique  :

Publier, quelle drôle d’idée !
Si les travaux scolaires sont habituellement confidentiels, l’idée a maintenant fait son chemin de les divulguer à un public plus ou moins large, plus ou moins repérable.  C’est le sens didactique de ce geste que l’on souhaite ici mettre en lumière et en débat.
À lire

Partant du postulat que la démarche de publication ne faisait pas partie des prérogatives des élèves jusqu'au début du 20ème siècle, elle fait un lien entre les publications actuelles sur Internet avec les journaux scolaires initiés par Freinet en 1927. Elle montre ensuite que cette démarche est aujourdhui intégrée aux attentes scolaires et fait officiellement partie des apprentissages, notamment au sein du B2i , mais que d'autres voies que le texte numérique peuvent aussi être empruntées pour atteindre les mêmes objectifs. 

Forme hybride qui tient de l'exercice scolaire, de l'initiation à la la citoyenneté à travers le respect des règles éditoriales, de la création artistique et de la démarche journalistique dans le  traitement de l'information, la publication scolaire a de quoi enthousiasmer, pourvu qu'on en mesure les enjeux et qu'on en maîtrise le fonctionnement. 

Si l'envie de publier avec vos élèves vous titille, vous pourrez vous reporter avec profit aux descriptions de pratiques pédagogiques liées aux blogs, sur Educnet :

http://www2.educnet.education.fr/sections/lettres...

"Enseigner le français par les blogs / Écrire et publier des contes en sixième / Sur les traces de Louis XIV / Le blog du professeur / Des élèves critiques littéraires / Un blog pour découvrir Internet / Un blog franco-allemand / Découvrir la blogosphère au lycée professionnel / Le blog de deux élèves peu francophones / Écrire et publier toute l’année en sixième / Comment créer son blog ? ».

Publier, quelle bonne idée !

Isabelle FARIZON

*les Dossiers de l'Ingénierie éducative , présentation sur le site du SCEREN-CNDP :
http://www.cndp.fr/DossiersIE/

25.09.2008

Des outils numériques pour le français et les langues anciennes

Connaissez-vous les Dossiers de l'Ingénierie Educative ?

Cette revue se propose d'accompagner, par des articles de réflexion , des témoignages sur les pratiques, des références bibliographiques et autres, l'intégration des nouveaux outils pédagogiques dans l'enseignement et l'éducation en général.

Le numéro 61, de Mars 2008, est consacré à l'intégration des TICE dans les cours de Français

il se divise en plusieurs rubriques, avec quelques articles en ligne :

  • Enjeux et perspectives, pour enrichir la réflexion didactique sur l'évolution de l'enseignement sous l'effet des TICE.
    Lire, par exemple : Texte et TICE
    La réflexion sur les technologies numériques se trouve au cœur de la formation littéraire parce que ces TIC impliquent de nouvelles pratiques d’écriture et de lecture et induisent de nouvelles postures intellectuelles.
    À lire (PDF, 113 ko)

  • Tribune libre : trois récits d'expérience assez particulières, qui montrent à quel point le Web peut révolutionner l'approche et le contenu de la discipline, à lire en ligne :
    Marionnettes et grec ancien sur Second Life
    Abandonnant les forums d’enseignement à distance du grec ancien qui ne le satisfont plus, un enseignant installe son école sur Second Life et raconte ses cours avec ses nouveaux élèves.
    À lire (PDF, 946 ko)

    Littérature numérique et texte dynamique
    Sur le Web considéré comme un laboratoire littéraire, programmes et instruments spécifiques permettent de produire des œuvres qui conduisent à redécouvrir quelques notions essentielles autour du texte – des œuvres dont la visite est à recommander !
    À lire (PDF, 152 ko)

    Le texte questionné par les médias informatisés
    Du texte à l’écran, d’un texte à un autre, d’une machine à texte à une autre. Des formes écrites à regarder de près.
    À lire (PDF, 202 ko)

  • Applications pédagogiques : des témoignages sur l'usage du videoprojecteur, de la page web, du blog pédagogique, et sur la mise en place du B2i :
    Le blog pédagogique, premières impressions d’une utilisatrice balbutiante
    Quelques repères pour se lancer dans la création d’un blog avec les élèves.
    À lire (PDF, 537 ko)

  • En classe pupitre : des idées d'applications pour des classe équipées, qui renouvellent des situations d'enseignement pourtant très traditionnelles :
    Préparer l’épreuve orale de l’EAF avec les TICE en classe pupitre
    Écrire et s’enregistrer, puis se relire et s’écouter collectivement, deux étapes pour apprendre à s’évaluer.
    À lire (PDF, 87 ko)

  • Outils et ressources : on y trouvera en particulier des ressources pour l'enseignement de la langue, devenu complexe et problématique, au collège comme au lycée :
    Les outils de la langue
    La langue, par la richesse et la complexité de ses structures, s’accommode mal de la logique imposée par l’informatique : quiconque essaie d’exploiter le correcteur grammatical d’un traitement de texte s’aperçoit vite des limites actuelles de l’outil. Est-ce à dire que les TICE, fort utiles dans d’autres domaines, se trouvent limitées à nombre d’exerciseurs systématiques – d’une qualité très inégale – qui fleurissent sur la Toile, dès lors qu’il s’agit de l’enseignement de la langue ?
    De multiples outils numériques, du plus modeste au plus hautement sophistiqué, peuvent aider les élèves à accéder à une meilleure maîtrise de la langue, voire bousculer des pratiques jusqu’alors bien établies.
    À lire (PDF, 678 ko)

  • Un point d'actu :
    « Un point d’actu » : Des outils pour les langues anciennes.
    Scénarios pédagogiques au cœur de l’Antiquité

Mais il ya encore beaucoup d'autres articles à ne pas manquer, qui mêlent des descriptions pratiques comme l'usage du TBI en classe de français, aux réflexions de fond sur les modifications de la dynamique des réseaux sociaux dans la classe par exemple...

Voici le sommaire complet : http://www.cndp.fr/DossiersIE/61/som61.asp

On peut acheter cette revue au numéro, ou s'y abonner : un bon investissement à faire sur les crédits d'enseignement dans les établissements...

D'autres numéros peuvent aussi concerner notre enseignement :
Ressources en ligne : n°58
l'ENT et l'école étendue : n°60

Bonne lecture, bonne (in)formation continue !

Isabelle FARIZON

10.09.2008

Les enjeux ambigus des écrits participatifs sur internet

Etienne CANDEL, agrégé de lettres modernes, enseignant au CELSA (École des hautes études en sciences de l'information et de la communication), université Paris-Sorbonne (Paris IV), a donné une conférence en Mars dernier, aux personnels d'inspection pour lancer la reflexion sur les enjeux socio-politiques, culturels et idéologiques des nouvelles pratiques éditoriales sur internet, en particulier à travers l'analyse de l'usage des blogs.

Voici la synthèse que j'ai faite à partir de son intervention :

L'usage"participatif" est à la mode, comme étant un mode de communication naturel, moderne, convivial...

En effet, des différences existent entre la communication sur les blogs et les forums, et l'usage traditionnel des supports écrits ou oraux :

  • mise en évidence des différents locuteurs qui doivent s'identifier
  • écriture d'un texte polyphonique, qui porte en lui le principe de sa propre continuation, donc a-priori jamais fini
  • lecture "active" qui combine la perception visuelle, des gestes ("clics" de souris), des choix (navigation à travers les pages)

Mais tout ceci n'est possible que grâce à un support (ex: plate-forme de blogs) complexe, organisé, qui favorise l'action de l'internaute sur la page. Dès lors, cette collaboration éditoriale, qui est aussi à l'oeuvre dans la publication d'un livre (entre l'auteur, son éditeur et parfois le lecteur), mais secondaire, devient sur internet un élément essentiel car c'est elle qui conditionne la communication.

 C'est là qu'intervient l'ambiguité :

D'un côté, l'internaute a l'impression de construire une communication autonome, libre, fondée sur le modèle de la conversation orale, avec des avantages supplémentaires : 

  •  La prise de parole devient une prise de position qui valorise le participant, car le message est public :  l'écran sert alors de tribune
  •   la production des textes est très dynamique : chaque écrit en entraîne un autre, et laisse croire à une prise de pouvoir : ex des débats politiques participatifs.
  •  Le statut des internautes change : ils peuvent se faire journalistes, critiques liittéraires, encyclopédistes, experts;

Tout ceci est très motivant et très gratifiant, d'où des réactions enthousiastes vis à vis de ces nouveaux outils dont la simplicité d'usage semble être une garantie de valeur.

D'un autre côté, la place des médiateurs des savoirs traditionnels est fortement remise en cause par ces formes : on y retrouve l'idéologie libertaire des années 70, qui a en partie instauré l'ouverture d'internet au grand public :

  • égalité de tous les intervenants,
  • principe de la libre expression,
  • foi dans l'autorégulation du réseau,
  • gratuité de l'information,
  • contestation de l'autorité et des autorités. Par ex, voire  la démarche du site Note 2be, qui proposait aux élèves de noter leurs enseignants.

Ces constats entraînent alors des réactions hostiles, technophobes, qui font de l'outil un danger potentiel.

 Conséquences pour l'enseignant :

Il doit bien réfléchir en amont à la place offerte aux participants, de son blog par exemple, en sachant que forcément, si les élèves écrivent et prennent la parole, il leur cède partiellement son rôle de médiateur du savoir ; il doit donc en mesurer et en maîtriser les conséquences .

Par ailleurs, il doit être bien conscient que la force de la forme pré-construite qu'il utilise comme support à cause  de sa simplicité d'usage, de son esthétique, de sa souplesse , cache le pouvoir réel que le concepteur garde sur les textes produits, en tant que co-éditeur :  les pratiques participatives sont souvent exploitées commercialement, et surtout, ces formes conditionnent les messages en favorisant certains types d'entre eux plus que d'autres par exemple.

Faut-il renoncer à utiliser ces nouveaux modes de communication en classe ?

NON : l'école doit faire prendre conscience à l'élève de la soumission potentielle qui est la sienne face aux concepteurs de ces formes de communication internet;

mais l'école doit aussi lui apprendre à garder par rapport à elles une distance critique, et à se créer ses propres modèles, pour qu'il ne soit pas trop influencé par ceux qui sont socialement diffusés par ces nouveaux medias.

Pour retrouver l'intégralité de cette conférence,
rendez-vous sur le site de l'ésen (Ecole Supérieure de l'Education Nationale):

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/confe...

Vous pourrez acccéder à une version filmée  (41 mn), à une version sonore ou au texte en .pdf .

De quoi faire connaissance avec la "sémiotique des écrits d'écran", une nouvelle science qui intéressera tous ceux qui aiment réfléchir aux enjeux de leurs pratiques personnelles ou professionnelles de la communication internet.

Isabelle FARIZON

28.05.2008

L'usage des TICE dans les nouveaux programmes de collège

 Les nouveaux programmes de collège applicables à la rentrée 2008 sont en consultation jusqu'au 09 Juin.

 http://eduscol.education.fr/D0082/consult_coll_rest...

Il est notable qu'un paragraphe recommande explicitement  l'usage  des TICE, tant pour l'enseignant, qui doit se servir du traitement de texte, et s'appuyer sur des supports multimedia, que pour les élèves qui doivent s'initier à ces nouveaux modes de communication et d'information.

 

"VI. Les technologies de l’information et de la communication (TIC)
L’enseignement du français au collège prend sa part dans l’apprentissage des TIC : il se saisit de ces outils dans ce qu’ils ont de plus pertinent pour son propre contenu disciplinaire.
Le professeur a recours au traitement de texte, lequel permet une visualisation particulière du texte, modifiant le rapport de l’élève à celui-ci, pour son élaboration, sa construction, sa présentation et sa diffusion.
Une initiation aux ressources documentaires sur supports informatiques, audiovisuels et multimédias est recommandée : l’élève apprend à se repérer dans cette immense bibliothèque mondiale, à trier et hiérarchiser des informations, à adopter une attitude critique et responsable vis-à-vis d’elles et à adapter sa lecture au support retenu."

Les termes restent flous, ce qui permettra à chaque enseignant d'adapter ces consignes à sa propre pratique et au matériel dont il dispose ; car le Français est souvent une discipline négligée dans les dotations en matériel informatique !

Puisque la fin d'année scolaire est aussi un moment où les équipes doivent réfléchir à leurs besoins en matériel,  je suggère de demander au minimum :

- un ordinateur portable commun aux profs de la discipline

- des videoprojecteurs  : un pour deux profs si on veut avoir la possibilité s'en servir au moins une fois par semaine avec chacune de ses classes

- des écrans dans un maximum de classes : préférer des écrans manuels, fixés au dessus du tableau, car les écrans à moteur électrique sont beaucoup plus chers et plus fragiles. Et les tableaux blancs ordinaires n'offrent pas une bonne surface de projection (ils brillent trop !)

- des meubles multimedia pour stocker et sécuriser ce matériel : pour nous qui avons rarement une salle fixe à notre disposition, ces meubles à roulettes "tout en un", avec ordi (ou simple unité centrale) et videoprojecteur déjà branchés, un câble internet, sont vraiment très pratiques.

Il est possible et souhaitable de demander ces équipements aux collectivités territoriales, mais aussi à l'établissement lui-même: les fonds de réserve peuvent servir à cet équipement onéreux ; certaines disciplines sont également dotées en priorité suite aux demandes des Inspecteurs : pourquoi n'en serait-il pas ainsi pour le français ?

Car, si l'usage des TICE entre de façon plus nette dans nos directives pédagogiques, il faut aussi que les moyens suivent !

Il faudra également  réfléchir aux moyens de limiter la fracture numérique pour les élèves (multiplier les facilités d'accès aux outils informatiques), et pour les enseignants (prise en charge financière de leur matériel personnel) .

 Voilà de quoi nourrir en partie la réflexion et les demandes lors des prochains Conseils d'Enseignement, pour que le Français soit reconnu comme une matière légitimement impliquée dans l'usage des TICE, au même titre que les matières scientifiques ou l'Histoire-Géographie.

Isabelle FARIZON 

20.04.2008

Usage des TIC en classe de lettres

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Vous cherchez un espace de réflexion sur l’usage des TIC en classe de lettres, ses enjeux, des
applications pédagogiques : consultez le dernier numéro des dossiers de l’ingénierie éducative consacré aux outils pour le français et les langues anciennes.

http://www.cndp.fr/DossiersIE/61/som61.asp

 

 

 

Extraits du sommaire :

  • L’enseignement du théâtre et les nouvelles technologies

Sur scène et en classe, de l’espace scénique à l’espace numérique, la force archaïque du théâtre intègre les nouvelles technologies comme condition de son actualité.

  • La clé USB, une initiative qui mobilise les lettres

Une clé pour faciliter aux nouveaux titulaires l’accès aux programmes, aux sites institutionnels et aux ressources de toutes origines parmi les plus représentatives.

  • Un vidéoprojecteur au lycée
    On prend des notes, on recopie, on effectue une recherche, on amende, on compare la version finale avec la première…
  • Du tableau noir à la page web, un projet d’écriture longue au collège
    Comment le site web du collège sert de support au projet d’écriture d’une nouvelle fantastique en classe de 4e, de la conception du projet à sa rédaction puis à sa représentation théâtrale.
  • La classe de lettres, un lieu pour le B2i ?
    En guise de conclusion sur les pratiques de classe, une ouverture sur le panorama des usages des TICE pour les professeurs de français et de langues anciennes, susceptibles de se prêter à la validation du B2i.
  • Un tableau blanc interactif en cours de français
    Les fonctionnalités intéressantes du tableau blanc interactif (TBI) pour le cours de français.
  • Éloges, BTI et Logotype pour un partage numérique des savoirs
    Quelques pistes pour exploiter trois outils pour le cours de français dont le contenu se partage : l'exerciseur Éloges, la base de données de textes interactive BTI et le logiciel Logotype servant à créer un dictionnaire interactif.
Bonne lecture - Jean Rickal

 

18.04.2008

1er forum des enseignants innovants

Etes-vous un enseignant innovant ?

Le concept d'"enseignant innovant" peut complexer certains, ou faire peur (s'agit-il d'un mutant ?), et être abusivement relié au seul usage des TICE ; mais à mon avis, beaucoup d'enseignants sont innovants, dès lors qu'ils essaient de sortir de pratiques pédagogiques traditionnelles (cours magistral, tableau noir, transmission frontale), de prendre en compte de la réalité des élèves qu'ils ont en face d'eux (au lieu de se lamenter sur la baisse de niveau !), d'articuler les injonctions des programmes avec la transmission d'une culture actuelle et vivante, et d'utiliser de nouveaux outils d'enseignement comme des moyens et non comme un but...
 
Forts de cet état d'esprit et de ces pratiques de classe, certains d'entre eux se sont réunis pour  deux jours de travail et de réflexion commune à Rennes, les 28 et 29 Mars derniers ; je n'y étais pas, mais en lisant les compte-rendus de cette manifestation, je regrette de n'avoir pas fait le déplacement...
 
De l'extérieur, il en ressort beaucoup d'énergie, un bouillonnement d'idées et d'envies, des projets pédagogiques de toutes sortes et pour toutes les disciplines et surtout, l'idée réconfortante que l'enseignement n'est pas  forcément voué à l'échec, en dépit des difficultés bien réelles auxquelles nous sommes confrontés chaque jour dans nos classes...
 
Jugez-en par vous même, avec ce compte-rendu fait sur le Café Pédagogique
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/31032008_F...
 
et avec celui proposé sur WebLettres, plus ciblé sur quelques points forts de la rencontre : http://www.weblettres.net/forum/
 
Une video montée par l'un des groupes sur la notion d'innovation est très stimulante !
http://www.weblettres.net/groupe8.wmv
 
Mais ce qui fait encore plus plaisir, c'est que parmi les projets remarquables récompensés à l'issue de ces deux journées, on trouve celui de Christelle Membrey (co-rédactrice de Lettrestice) et de ses élèves:
"Cycla 71 : On ne naît pas internaute, on le devient !" 
http://cicla71.typepad.com/

décrit sur Educnet:
http://www2.educnet.education.fr/sections/lettres/pratiqu...

Et présenté sur le site du forum ici :
http://www.forum-rennes2008.fr/ProjectView.aspx?PrjID=633...
 
 
 
ainsi que celui de Christelle Guillot, prof de français : "les mots à la bouche": la vie dans une classe de français au collège Jacques Brel où l'on voit que les élèves ont une kyrielle de choses à dire et à partager" (blog de la classe)
http://www.weblettres.net/blogs/?w=lesmotsalab
 
 qu'elle commente sur la plate-forme de blog de WebLEttres :
http://www.weblettres.net/spip/article.php3?id_article=816
 
Et dont elle présente le projet sur le site du forum :
http://www.forum-rennes2008.fr/ProjectView.aspx?PrjID=dcb...
 
 
Félicitations à toutes les deux !! Quand on sait l'investissement personnel et la petience que demandent la création et le suivi de tout projet pédagogique qui sort de l'ordinaire, on ne peut qu'être heureuse pour elles de voir leurs efforts reconnus...
 
 
Et je voudrais terminer en pensant à tous ceux qui innovent au jour le jour, modestement et sans démonstration spectaculaire ; insensiblement, ils renouvellent la pédagogie , et contribuent à faire "aimer le français" à beaucoup d'élèves a-priori peu réceptifs, surtout en collège.
Il faut rendre hommage, je pense, à tous ces innovateurs de l'ombre qui n'étaient pas forcément au forum, et les encourager à partager leurs pratiques !
 
Et si "action-réaction" devenait "action-innovation !" ?
 
Isabelle FARIZON 

 

20.02.2008

Les enseignants de français tissent leur toile

Sur le Mensuel n°90 du Café Pédagogique, http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/Pages/90_S_Somma... , dans la rubrique L'Enseignant/français,

un intéressant article d'Adeline SONTOT, sur l'intégration des TICE dans l'enseignement du français :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/lett...

Sans occulter les difficultés qui limitent cette intégration au sein des pratiques de classe, elle avance des raisons légitimes de la promouvoir.

Chacun pourra poursuivre la réflexion pour son propre compte et chercher à se situer face à ces problématiques...

Et pour se lancer dans les usages , ou les diversifier, rappelons ces deux adresses de base :

Isabelle FARIZON

 

30.01.2008

Enseignement traditionnel, pratiques innovantes

Je voudrais vous faire part de deux pratiques pédagogiques qui montrent qu'utiliser les TICE ne veut pas dire forcément remettre en cause  tout son savoir-faire...

 

La première est celle d'une collègue, Ingrid LESUEUR,qui a imaginé un entraînement à l'épreuve orale du baccalauréat sous une forme nouvelle grâce à divers procédés d'enregistrement. Je la laisse présenter cette expérience :

"En utilisant le laboratoire de langues , sur deux heures, la classe est passée intégralement (en deux moitiés : tirage d'un sujet, 30 mn de réparation, 10mn d'enregistrement. Il ne s'agit que de la première partie de l'oral, en revanche)  En fait, l'expérience a été très concluante. Seul couac : une élève n'a pas réussi son enregistrement. Je l'ai renouvelée en me mettant au goût du jour : à plusieurs reprises, l'an passé et cette année, les élèves m'ont fait des "DM" [devoir maison NDLR] s'enregistrant à la maison et m'envoyant leur fichier MP3, ou me prêtant leur lecteur MP3 s'ils ne pouvaient envoyer par voie électronique. Je vais refaire deux "DS" [devoir surveillé NDLR] au lycée, en mixant enregistrement classique, pour ceux qui ne sont pas équipés, et enregistrement électronique. "

 

La seconde est la mienne, et concerne l'apprentissage du commentaire littéraire en seconde : j'ai l'habitude de commencer par une explication linéaire du texte, sous forme d'un tableau en trois colonnes : citations/observations/interprétations.

Pour aider les élèves novices à travailler leur premier commentaire, nous remplissons collectivement ce tableau en classe, par un dialogue prof-élèves tout à fait traditionnel. Disposant désormais d'un meuble multimédia avec ordinateur portable connecté à un video-projecteur , j'ai rempli le tableau directement en classe, sur l'ordi (projeté sur écran), suite aux suggestions des élèves : cela a eu plusieurs intérêts :

- les laisser se concentrer sur l'analyse du texte et l'expression orale de leurs remarques (pas de prise de notes)
- lorsque le travail s'étale sur plusieurs heures, pouvoir revenir en arrière sur ce qui a déjà été fait (début du tableau rempli) et enregistré dans l'ordi
- obtenir un document directement imprimable que j'ai ensuite distribué aux élèves, et qui correspondait vraiment à leur travail.

 

Ceci n'a rien d'extraordinaire en soi pour un enseignant habitué au maniement de ces outils depuis toujours ; c'est un véritable pas en avant pour quelqu'un comme moi, qui n'utilise des outils informatiques que depuis une douzaine d'années pour mon usage personnel, et qui n'ai pas appris à enseigner avec. D'autant qu'il faut quand même arriver à gérer la classe, les problèmes techniques (passage de Word sur Open office par ex, clavier différent entre l'ordi portable et l'ordi de bureau...) tout en se concentrant sur une saisie rapide et efficace, debout, face à la classe !

 

Bref, je suis très contente d'avoir mené à bien cette nouvelle façon de travailler un exercice dont j'avais une bonne habitude , car j'ai gagné du temps (pas de saisie a posteriori), de l'énergie (pas de gymnastique pour écrire au tableau, effacer, récrire etc...) et du calme, car l'écran fascine les élèves qui sont bien plus attentifs que devant un tableau, l'avez-vous remarqué ?

 

Voilà comment j'envisage en douceur de faire entrer ces nouveaux outils dans mon enseignement, sans repartir à 0, et sans renier des dispositifs pédagogiques traditionnels qui ont fait leurs preuves.

Avez-vous aussi ce genre d'expériences à nous faire partager ?

 

Isabelle FARIZON 

 

 

 

 

25.01.2008

Demain, le livre - Pascal Lardellier

En ce moment, je tente de trouver le temps de terminer la lecture de ce livre ... Trouvé au fil de mes circonvolutions et recherches sur la Toile, il me confronte à plusieurs expériences nouvelles :

  • lire en utilisant la bibliothèque de Google
  • lire l'intégralité d'une oeuvre que je perçois comme une oeuvre papier sur l'écran de mon ordinateur ...

J'avoue être désarçonnée parfois ( un peu moins après avoir trouvé le bouton "plein écran" :-) ) ! Et cela fait écho au thème même de cet ouvrage qui s'interroge sur le statut du livre dans notre société mais aussi sur celui des supports numériques qui se substituent à lui, ou le complètent. Quel devenir de l'écriture et de la lecture à l'ère d'Internet ?

L'ouvrage est consultable de tous et de toutes en vous rendant à cette adresse :  http://www.google.fr/search?hl=fr&client=firefox&...

M. Pascal Lardellier, auteur d'un autre titre qui avait déjà retenu mon attention, à savoir "Le Pouce et La Souris" consacré à la fascination et à l'enthousiasme des jeunes pour les écrans, est un sociologue et un universitaire bouguignon qui offre ici la parole à d'autres intervenants et spécialistes.

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Capture écran d'une partie de la table des matières. 

 

Christelle Membrey. 

23.01.2008

Faut-il enseigner aujourd'hui comme hier ?

 Une petite video canadienne de Sébastien Stasse, qui nous interroge...

Quelle place faire aux nouveaux outils technologiques dans notre enseignement ?

Certains penseront que ce sont des gadgets commerciaux, à réserver aux jeunes et aux loisirs ; d'autres y verront les nouveaux vecteurs de la culture... Mais devons-nous tenir compte de leur utilisation dans la conception de nos cours ? 
Répondre par l'affirmative relève-t-il de la démagogie, ou de la lucidité ?
Pour préparer au monde de demain, vaut-il mieux un cours traditionnel, fondé sur l'écoute, sur une communication à l'initiative de l'enseignant ? Ou faut-il créer des cours "multimedia" qui utilisent davantage l'image (l'image de textes également) et qui multiplient les supports et les réseaux de communication ?
Difficile de répondre à toutes ces questions... Difficile d'enseigner ce qu'on n'a jamais appris en classe... Difficile d'admettre que la culture médiatique de nos élèves peut avoir autant de valeur que notre culture humaniste ... Encore plus difficile de croire que c'est l'outil qui fait la qualité du cours...
Et pourtant, grâce à ces nouveaux outils, c'est bien la lecture, l'écriture , l'échange , l'observation, la créativité qui sont stimulés : alors , doivent-ils être nos alliés dans le partage de la connaissance ou nos ennemis à bannir de la classe comme des parasites?
 Question cruciale, à laquelle vous apporterez peut-être des réponses, vos réponses !
Isabelle FARIZON

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