10.10.2008

le TBI : j'ai testé pour vous !

Lundi dernier (06/10/08), j'ai eu l'opportunité de suivre une formation d'une journée sur l'usage du TBI ;
notre lycée est équipé d'un tableau "Prométhean" avec le logiciel Active Studio.

Nous avons vu trois niveaux d'usage du TBI :

  • niveau 1 : pilotage de l'ordinateur depuis le tableau
    le tableau reproduit, via le videoprojecteur,  l'écran  de l'ordinateur auquel il est relié ; l'intérêt est alors de pouvoir intervenir sur cet écran directement, en restant en situation frontale et debout face aux élèves, comme devant un tableau traditionnel ; le stylet spécial fait office de souris (la pointe = clic gauche et le bouton dessus= clic droit), et on agit exactement comme on pourrait le faire face à l'ordinateur.
    Mon avis : L'avantage est que l'on peut écrire manuellement (pas de clavier) : l'écriture est plutôt bien reproduite ; mais il existe aussi un outil permettant de transformer quai-simultanément, cette écriture manuelle en caractères d'imprimerie pour ceux qui écrivent mal.
  • niveau 2 : interventions sur un document projeté
    Il s'agit ici de commenter un document grâce à des outils proposés sur une barre "flottante" et personnalisable en fonction des besoins : on peut souligner (en couleur), surligner, entourer, encadrer, mettre des flèches, effacer... En fait, on crée ainsi une sorte de "calque", qui se superpose au fond d'écran sans le modifier : d'où posibilité de revenir en arrière par exemple...
    Mon avis :
    Cette utilisation m'a semblée très intéressante pour tout ce qui est travail sur un texte (repérage de champs lexicaux, de la qualification du personnage romanesque, du relevé des figures de style etc...) ; mais on peut aussi envisager une analyse d'oeuvre picturale ou photographique conçue de la même façon.
    Elle m'a paru facilement maîtrisable sur le plan technique : il suffit de prendre l'habitude d'aller chercher l'outil nécessaire dans sa "barre", grâce à la pointe du stylet, puis de le reposer au même endroit avant d'en choisir un autre.

    Ce niveau correspond à tous les exercices et présentations possibles au tableau noir, avec en plus, les fonctionnalités suivantes qui sont non négligeables :
    - sauvegarde possible du tableau (ce qui permet de poursuivre un cours interrompu par ex)
    - impression possible de la page ainsi créée : on peut alors photocopier un exercice conçu collectivement.
    - insertion de nouvelles pages et donc, enregistrement progressif du déroulement du cours : une fonction permet même d'enregistrer l'ensemble au format video, avec du son, ce qui peut être intéressant si on veut mettre son cours en ligne ou le transmettre à un élève malade par exemple.
  • niveau 3 : créations de scénarios pédagogiques
    il s'agit maintenant de concevoir un cours et des exercices dont les différentes étapes seront autant de "paperboard" (= pages) ; tout est alors possible, comme pour un diaporama (sauf les animations du texte) : insérer des liens, des images, du son, de la video, mêler texte et image, fabriquer des boutons permettant de passer d'une page à l'autre etc... et l'ensemble est exportable sous format .ppt ; inversement, on peut aussi importer un diaporama pour le transformer en "carnet de plusieurs pages"; ces pages peuvent également être séparément dupliquées lorsqu'on veut faire faire le même exercice à plusieurs élèves... Tout ce travail peut être préparé chez soi, en installant le logiciel d'outils sur son ordinateur personnel. 
    Mon avis :
    Pour avoir également suivi une formation sur la Présentation Assistée par Ordinateur (créer des diaporamas), j'ai trouvé que c'était plus facile de concevoir un cours avec le TBI, car il y a moins de choix esthétiques à faire, et on en reste à l'essentiel : le processus pédagogique qu'on peut visualiser successivement ou simultanément.

Remarques complémentaires : le TBI demande une installation technique simple mais qui prend du temps : un tableau mobile doit par exemple être calibré à chaque utilisation ; pour nous, les professeurs de français nomades dans les classes, c'est assez inconfortable. Il faudrait alors songer à équiper une salle spécifique, avec tableau fixe, videoprojecteur au plafond pour éviter de masquer l'écran quand on se déplace par exemple, et compléter l'équipement de tablettes interactives pour les élèves (au moins une, qu'on passe à l'élève pour qu'il agisse sans avoir à se déplacer), et de boîtes de vote, lorsqu'on veut s'assurer statistiquement qu'une notion a été bien comprise par la majorité des élèves...

Bref, une expérience intéressante qui a dédramatisé pour moi l'usage de cet outil dont on commence à parler beaucoup...

Isabelle FARIZON

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