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28.05.2008

L'usage des TICE dans les nouveaux programmes de collège

 Les nouveaux programmes de collège applicables à la rentrée 2008 sont en consultation jusqu'au 09 Juin.

 http://eduscol.education.fr/D0082/consult_coll_rest...

Il est notable qu'un paragraphe recommande explicitement  l'usage  des TICE, tant pour l'enseignant, qui doit se servir du traitement de texte, et s'appuyer sur des supports multimedia, que pour les élèves qui doivent s'initier à ces nouveaux modes de communication et d'information.

 

"VI. Les technologies de l’information et de la communication (TIC)
L’enseignement du français au collège prend sa part dans l’apprentissage des TIC : il se saisit de ces outils dans ce qu’ils ont de plus pertinent pour son propre contenu disciplinaire.
Le professeur a recours au traitement de texte, lequel permet une visualisation particulière du texte, modifiant le rapport de l’élève à celui-ci, pour son élaboration, sa construction, sa présentation et sa diffusion.
Une initiation aux ressources documentaires sur supports informatiques, audiovisuels et multimédias est recommandée : l’élève apprend à se repérer dans cette immense bibliothèque mondiale, à trier et hiérarchiser des informations, à adopter une attitude critique et responsable vis-à-vis d’elles et à adapter sa lecture au support retenu."

Les termes restent flous, ce qui permettra à chaque enseignant d'adapter ces consignes à sa propre pratique et au matériel dont il dispose ; car le Français est souvent une discipline négligée dans les dotations en matériel informatique !

Puisque la fin d'année scolaire est aussi un moment où les équipes doivent réfléchir à leurs besoins en matériel,  je suggère de demander au minimum :

- un ordinateur portable commun aux profs de la discipline

- des videoprojecteurs  : un pour deux profs si on veut avoir la possibilité s'en servir au moins une fois par semaine avec chacune de ses classes

- des écrans dans un maximum de classes : préférer des écrans manuels, fixés au dessus du tableau, car les écrans à moteur électrique sont beaucoup plus chers et plus fragiles. Et les tableaux blancs ordinaires n'offrent pas une bonne surface de projection (ils brillent trop !)

- des meubles multimedia pour stocker et sécuriser ce matériel : pour nous qui avons rarement une salle fixe à notre disposition, ces meubles à roulettes "tout en un", avec ordi (ou simple unité centrale) et videoprojecteur déjà branchés, un câble internet, sont vraiment très pratiques.

Il est possible et souhaitable de demander ces équipements aux collectivités territoriales, mais aussi à l'établissement lui-même: les fonds de réserve peuvent servir à cet équipement onéreux ; certaines disciplines sont également dotées en priorité suite aux demandes des Inspecteurs : pourquoi n'en serait-il pas ainsi pour le français ?

Car, si l'usage des TICE entre de façon plus nette dans nos directives pédagogiques, il faut aussi que les moyens suivent !

Il faudra également  réfléchir aux moyens de limiter la fracture numérique pour les élèves (multiplier les facilités d'accès aux outils informatiques), et pour les enseignants (prise en charge financière de leur matériel personnel) .

 Voilà de quoi nourrir en partie la réflexion et les demandes lors des prochains Conseils d'Enseignement, pour que le Français soit reconnu comme une matière légitimement impliquée dans l'usage des TICE, au même titre que les matières scientifiques ou l'Histoire-Géographie.

Isabelle FARIZON 

21.05.2008

Utiliser des videos en classe

Un autre support suceptible d'être utilisé en classe, c'est le document video; désormais facilement accessible sur les sites de partage (Youtube, Dailymotion),  les sites d'archives (INA), les sites documentaires (La Curiosphère), ces ressources offrent une très grande variété avec l'avantage souvent de leur courte durée, et de leur contenu très ciblé.

Mais pour exploiter ces documents , se posent les mêmes problèmes juridiques et pédagogiques que pour les films cinématographiques.

Comment s'y retrouver ?

 Jean-Pierre MEYNIAC, enseignant d'histoire-géographique au lycée Marie Curie d'Echirolles, propose dans la revue en ligne de l'association des CLionautes (Le Labo n°15 15/05/08 http://www.clionautes.org/spip.php?article1926), un article synthétique et récapitulatif, explicitement destiné aux néophytes, qui fait le point avec clarté et efficacité.

http://www.clionautes.org/revue/2008_3/Le_Labo_5_videoenl...

Cet article a surtout le mérite de poser clairement le cadre de l'utilisation de ces documents :

Cadre pédagogique avec 4 questions de base :

  • comment trouver des videos pour mon cours ?
  • que vais-je trouver ?
  • comment utiliser ces videos en classe ? 
  • comment les utiliser hors-connexion ?

Cadre technique avec 4 autres questions fondamentales :

  • suis-je dans la légalité ?
  • quelles difficultés techniques vais-je rencontrer ?
  • est-ce que cela a un coût ?
  • est-ce que la video trouvée est exploitable "scientifiquement" ?

 Chacune de ces questions est suivie de réponses claires, brèves et utiles, destinées certes plutôt aux professeurs d'histoire-géographie, mais tout à fait transposables dans notre discipline (Français/Lettres/Littérature).

L'article ouvre ensuite de nombreuses pistes pour trouver des videos ou se former à leur usage...

De quoi réfléchir à de nouveaux supports pour construire ses cours, et à de nouvelles pratiques pédagogiques...

Merci à nos collègues des CLionautes !

Isabelle FARIZON 

 

 

 

15.05.2008

Diffuser des films en classe

Tous les enseignants peuvent constater le besoin de diffuser en classe des documents filmés :

- pour obéir aux injonctions des programmes sur l'apprentissage de la lecture de l'image mobile

- pour étudier le théâtre : l'objet d'étude de 1ère "le théâtre : texte et représentation" implique nécessairement l'étude de mises en scène; la video ne remplace pas l'expérience du spectacle vivant, mais offre un support pratique pour en analyser précisément les choix et la réalisation, et permet aux élèves qui n'autont pas l'opportunité d'aller au théâtre, de pouvoir s'appuyer au moins sur du théâtre filmé.

- pour étudier le récit ou le roman : des similitudes dans les construction narratives, le choix des personnages etc... justifient qu'on complète l'étude d'une oeuvre littéraire par son adaptation cinématographique : la comparaison est souvent fort intéressante, et ancre les connaissances de cours dans l'esprit des élèves, davantage sensibilisés aux médias audiovisuels qu'à la seule analyse du support écrit.

- pour bien d'autres objectifs encore, qui ne peuvent tous être répertoriés ici, tant la richesse et la qualité de l'image, comme celles de la littérature, offre de possibilités...

 Si l'on ajoute que l'équipement matériel des établissements scolaires permet désormais de visionner des films dans de meilleures conditions qu'autrefois, et d'intégrer ces projections dans le fil du cours, la diffusion régulière des oeuvres filmées apparaît comme une évolution évidente dans le contenu et la pédagogie des cours de français.

OUI, MAIS VOILA... très peu d'oeuvres sont libres de droits , et l'enseignant qui projette des films en classe, intégralement surtout, mais aussi par extraits est souvent dans l'illégalité totale !!

Un assouplissement est intervenu récemment pour les films diffusés sur les chaînes hertziennes ; mais toutes les oeuvres exploitées ne sont pas télévisuelles loin s'en faut...

Pour s'y retrouver, et connaître avec exactitude les conditions légales de projection, voici quelques ressources :

  • une synthèse très claire du site des Clionautes (enseignants d'Histoire) :

http://www.cinehig.clionautes.org/article.php3?id_article...

  • une mise au point de Télédoc sur les oeuvres télévisuelles : "La télévision en classe, c'est enfin possible " : récapitulation sur Télédoc des nouveautés du côté de la diffusion audiovisuelle en classe

http://www.cndp.fr/tice/teledoc/actuel/televisionLD.htm

  • et si vous avez le courage et l'envie de connaître la version officielle et complète du cadre légal adapté au travail en classe, le B.O. du 1er Février 2007 :

http://www.education.gouv.fr/bo/2007/5/MENJ0700078X.htm
 

L'application de la loi DAVSI (Janvier 2009), prévoit 5 exceptions, dont une concernant l'enseignement et la recherche ; espérons qu'elle facilitera notre travail sur l'image mobile avant que soyons tous à l'amende ou en prison !!

 

Isabelle FARIZON 

08.05.2008

Figures libres...

L'enseignement des figures de rhétorique est souvent il me semble,
à la fois objet de fascination et de répulsion .

Cette exploitation technique du langage pour faire dire aux mots autre chose, plaît aux élèves, et les noms savants qu'ils aprennent leur donnent l'impression d'accéder à un savoir presque ésotérique qui serait la clé de la "Grande  Littérature"...

Mais l'apprentissage lui-même se révèle souvent fastidieux et fort traditionnel : définition de la figure, phrase d'exemple, mémorisation, réemploi, contrôle ...

 Alors, pourquoi ne pas leur proposer une sorte de "jeu de piste" sur le site de Geoffrey DORNE ?

http://rhetorique.c.la/

Un site très original par sa conception et son graphisme : cliquer sur les petits carrés gris en bas de page pour accéder aux familles de figures sur des listes déroulantes; chaque figure est définie et illustrée d'exemples choisis par l'auteur du site ; le bonus : chaque première figure de la liste est déclinée en images, videos, texte, sites...

Et c'est là que l'on a des surprises en découvrant les connotations subjectives associées à ces fameux "tropes" : les voilà tout à coup nettoyés de leur poussière antique et remis au goût du jour dans la langue mais aussi dans l'imaginaire : pouvait-on croire que ces figures fixées par les ans pouvaient aussi servir de support à des "visions chimériques" ?

 Laissez-vous tenter par une visite de ce site passionnant et instructif, et déroulez un fil d'Ariane pour y conduire vos élèves à leur tour !

 Isabelle FARIZON

 

 

 

 

02.05.2008

Promenons nous dans les voix...

Des mots, des sons, des notes, des bruits, des textes... Une envie de ne plus rien écouter, pour arriver à mieux entendre...

Un petit bijou visuel et sonore vous ouvre  les portes de la littérature par le média le plus ancien : la voix...

Sur le site très original de la Boîte à sourdines, vous sauterez de nénuphar en nénuphar, et chacune de leur fleur vous livrera son secret : un livre lu pour vous, un micro-documentaire, un poème... Passer de Zola au bruit des vagues, de Corbière à Mozart : tous les circuits intuitifs sont permis, toutes les découvertes sont autorisées, et les surprises vous attendent au passage de la souris sur l'écran...

http://www.sourdines.fr/

 Si vous préférez être accompagné dans la visite, engagez vous dans un "diablogue" sur le blog du site.

Et si l'envie vous en prend, venez faire fleurir votre talent en proposant vos propres oeuvres à écouter ou votre voix pour lire...

Un espace zen pour apprécier la littérature différemment et peut-être susciter des idées chez les élèves : transformer la lecture en création sonore autour d'un poème, d'une phrase, de quelques lignes...

Isabelle Farizon

 

 

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